Quand la finance mondiale s’essouffle, le Bitcoin respire

Le 19 novembre 2025, le Bitcoin s’échange autour des 90 000 dollars, en baisse d’environ 28 % depuis son plus haut historique atteint à 125 000 dollars le 6 octobre.
Cette correction rapide, survenue en à peine six semaines, illustre à la fois la volatilité naturelle d’un actif émergent et la fragilité du contexte macroéconomique mondial.

Mais derrière la baisse des cours, il serait réducteur d’y voir un simple retournement de marché.
Ce qui se joue en toile de fond, c’est une recomposition profonde du système financier international, dans laquelle les politiques budgétaires américaines, la gestion de la dette et la perception de la monnaie jouent un rôle central.
Et comme souvent, le Bitcoin ne fait que répercuter, avec une intensité accrue, les tensions d’un système monétaire à bout de souffle.

🇺🇸 43 jours d’arrêt : un record historique aux États-Unis
Les États-Unis viennent de sortir d’un shutdown de 43 jours, le plus long jamais enregistré.
Pendant près d’un mois et demi, la première économie du monde a tourné au ralenti :
  • arrêt des salaires fédéraux,
  • suspension des contrats publics,
  • gel des dépenses,
  • et blocage de la machine administrative.
Ce “temps mort” a gelé la liquidité publique — ce carburant invisible qui maintient les flux économiques.
Mais lorsque le gouvernement rouvre, le phénomène inverse se produit : les dépenses repartent brutalement, inondant les marchés de liquidités nouvelles.

Ce schéma s’était déjà produit en 2019 : après un long shutdown, le Bitcoin avait été multiplié par trois en quelques mois.
La mécanique reste la même, mais cette fois, les montants en jeu sont sans précédent.

💧 Le retour de la liquidité… et ses effets différés
Durant la fermeture du gouvernement, le Trésor américain (TGA) a vu son solde passer d’environ 300 milliards à près de 1 000 milliards de dollars.
Un stock colossal de liquidités, accumulé pendant plus d’un mois sans dépenses publiques.

Pour constituer cette réserve, le Trésor a aspiré la liquidité ailleurs, notamment dans les réserves bancaires.
Résultat : le système financier s’est asséché, les marchés sont devenus nerveux, et les actifs risqués — dont le Bitcoin — ont consolidé.

Maintenant que le robinet budgétaire s’est rouvert, cet argent recommence à irriguer l’économie.
Mais contrairement à 2019, le marché anticipe déjà les excès : inflation persistante, dettes record, et hausse du coût du capital.
Autrement dit, la liquidité revient… mais la confiance, elle, reste fragile.

🏠 Trump et les prêts à 50 ans : relancer sans dépenser
Dans ce climat incertain, Donald Trump a annoncé un projet de crédit immobilier sur 50 ans, destiné à rendre le logement plus accessible.
Politiquement, la mesure séduit : elle réduit les mensualités et donne un souffle artificiel au pouvoir d’achat.
Mais économiquement, c’est une arme à double tranchant.

Les ménages américains possèdent environ 35 000 milliards de dollars d’actifs immobiliers, dont près de 20 000 milliards nets de dette.
Cette richesse “immobilisée” dans la pierre est au cœur du projet : il s’agit de la faire circuler à nouveau, en libérant du capital par le crédit.
L’idée est simple : si les Américains ne peuvent pas acheter moins cher, qu’ils achètent plus longtemps.

🔄 Une stratégie vieille comme la crise de 1929
Ce mécanisme rappelle celui de Roosevelt en 1934, qui avait instauré le crédit à 30 ans pour sauver l’économie après la Grande Dépression.
Cette réforme avait permis à des millions d’Américains de devenir propriétaires, dopant la croissance grâce à la création de crédit.

Trump reprend cette logique… en version prolongée.
Chaque fois qu’on allonge la durée d’un prêt, on crée de la monnaie, on augmente la demande et on repousse le problème dans le futur.
C’est une stratégie de relance sans dette publique, mais fondée sur l’endettement privé — autrement dit, une relance sous perfusion.

📉 L’inflation comme pilier caché du modèle
Une hypothèque sur 50 ans coûte beaucoup plus cher en intérêts, parfois le double d’un prêt classique sur 30 ans.
Mais avec une inflation moyenne de 7 % par an sur un siècle, cette différence se dilue avec le temps.
Les ménages remboursent dans une monnaie qui vaut de moins en moins, et c’est précisément l’objectif implicite du gouvernement.
“Endettez-vous aujourd’hui, remboursez demain avec de la monnaie dévaluée.”

Cette politique entretient artificiellement la croissance, tout en affaiblissant la valeur réelle de la monnaie.
Et plus la monnaie se dilue, plus la recherche d’actifs rares — or, Bitcoin, immobilier — devient logique.

₿ Bitcoin : la monnaie sans dette face à l’économie de crédit
Le Bitcoin, dans ce contexte, agit comme un miroir inversé du système financier.
Alors que l’économie traditionnelle dépend de la création de crédit, le Bitcoin repose sur une offre fixe et non manipulable.

Chaque fois que les États repoussent leurs limites budgétaires ou gonflent artificiellement la masse monétaire, le Bitcoin gagne en légitimité.
Il devient une valve de confiance, une façon pour les épargnants de se protéger contre la dévaluation du pouvoir d’achat.

La baisse actuelle du Bitcoin — près de 30 % en six semaines — ne remet pas en cause cette dynamique.
Elle illustre simplement le décalage naturel entre la vitesse des cycles financiers et la lente prise de conscience monétaire.

🔮 Un parallèle historique qui en dit long
Les parallèles avec les années 30 sont troublants :
  • Roosevelt avait inventé le crédit long pour sauver le système.
  • Trump le prolonge pour le maintenir artificiellement en vie.
Dans les deux cas, la logique est la même : créer de la croissance à crédit, stimuler la consommation et repousser la crise.
Mais en 2025, une différence majeure existe :
le monde dispose désormais d’une alternative monétaire crédible, indépendante des États et des banques centrales.

🧭 Conclusion : la liquidité revient, la confiance s’effrite
La fin du shutdown américain n’est pas une simple formalité.
C’est le signal du retour massif de la liquidité dans le système financier mondial.
Mais cette fois, l’excès de dette, la fragilité bancaire et la dépendance au crédit créent un environnement où la confiance devient la ressource la plus rare.

Les prêts à 50 ans ne sont pas un cadeau électoral, mais un moyen politique d’acheter du temps.
Et chaque fois que le système choisit l’endettement plutôt que la réforme, le Bitcoin gagne en pertinence — même dans la volatilité.

La tendance de court terme peut rester baissière.
Mais sur le fond, les fondamentaux qui soutiennent le Bitcoin — rareté, indépendance et transparence — n’ont jamais été aussi solides.

⚠️ Avertissement réglementaire
Les informations, analyses et projections présentées dans cet article ont un but strictement informatif et pédagogique. Elles ne constituent en aucun cas un conseil en investissement, une recommandation personnalisée, ni une incitation à acheter, vendre ou détenir un actif financier, y compris le Bitcoin ou tout autre actif mentionné.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les marchés financiers peuvent évoluer à la hausse comme à la baisse, et tout investissement comporte un risque de perte en capital.
Avant toute décision, il est recommandé de procéder à vos propres analyses ou de vous rapprocher d’un professionnel adapté à votre situation.

Publications

par Jean-Charles Andre 12 mars 2026
L’Union européenne avance vers un changement important : une supervision plus centralisée des marchés financiers . Les six plus grandes économies du bloc — dont la France et l’Allemagne — soutiennent désormais ce projet, ce qui pourrait accélérer l’intégration financière européenne. 🔎 Pourquoi l’UE veut centraliser la supervision des marchés Aujourd’hui, la surveillance des marchés financiers reste largement nationale . Chaque pays supervise ses propres institutions et infrastructures. Mais cette organisation montre ses limites : difficulté à faire circuler les capitaux entre les pays fragmentation des règles et des contrôles obstacles aux investissements européens concurrence accrue des marchés américains ou asiatiques L’objectif de l’UE est donc de renforcer l’Union de l’épargne et des investissements , un projet qui vise notamment à : orienter l’épargne européenne vers l’économie réelle soutenir l’innovation et les entreprises améliorer le financement des retraites renforcer le rôle international de l’euro 🏛️ Le rôle clé de l’Autorité européenne des marchés financiers La réforme s’appuierait sur l’ Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) , basée à Paris. Cette institution pourrait superviser directement certaines infrastructures majeures comme : les plateformes de trading transfrontalières les contreparties centrales les prestataires de services liés aux crypto-actifs L’idée n’est pas de supprimer totalement les superviseurs nationaux, mais plutôt de centraliser le contrôle des acteurs ayant un impact systémique à l’échelle européenne . 🇪🇺 Un tournant : l’Allemagne change de position Jusqu’à récemment, plusieurs pays, dont l’Allemagne, étaient réticents à cette centralisation. Les principales inquiétudes portaient sur : la perte de souveraineté nationale la supervision d’institutions locales par une autorité européenne le risque de coûts supplémentaires ou de doublons réglementaires Le changement de position de Berlin constitue donc un tournant majeur , car les six pays favorables représentent environ 95 % des marchés de capitaux européens . ⏳ Les prochaines étapes Le processus politique se déroule en plusieurs phases : Position commune des gouvernements européens (objectif : milieu d’année) Négociations avec le Parlement européen Adoption finale du cadre réglementaire Cette dernière étape pourrait prendre 6 à 12 mois supplémentaires . 📊 Ce que cela peut changer pour l’épargne et les investissements À terme, un marché des capitaux plus intégré pourrait : améliorer l’accès au financement pour les entreprises faciliter l’investissement transfrontalier créer de nouvelles opportunités pour l’épargne des particuliers renforcer la compétitivité financière de l’Europe Pour les particuliers, cela pourrait également influencer l’environnement de produits financiers comme : les contrats d’assurance vie les plans d’épargne retraite certains produits d’investissement européens Même si ces réformes restent macro-économiques, elles participent à la transformation du paysage financier dans lequel évoluent les solutions d’épargne et de protection proposées par des acteurs comme le cabinet Avenirfi , qui travaille avec de nombreuses compagnies d’assurance, institutions de prévoyance, mutuelles et établissements bancaires. Comprendre ces évolutions permet ainsi de mieux appréhender les dynamiques financières qui influencent les marchés, les produits d’épargne et les stratégies patrimoniales des particuliers .
par Jean-Charles Andre 2 mars 2026
Nous arrivons au terme des deux premiers mois de 2026. Le rythme s’accélère. Les repères évoluent. Les équilibres se déplacent. Dans ce contexte, une chose devient claire : improviser n’est plus une option. 👉 La stratégie redevient centrale. 👉 La protection redevient prioritaire. 👉 La vision long terme redevient indispensable. Immobilier : les profils préparés prennent l’avantage Les taux se stabilisent progressivement. Les banques financent toujours les projets solides. Les vendeurs deviennent plus pragmatiques. Pour les dossiers bien structurés, les opportunités existent. Mon rôle est plus que jamais de sécuriser : Votre capacité d’endettement réelle, Le coût global de votre financement, Votre assurance emprunteur, L’équilibre global de votre projet. Un crédit bien construit est un accélérateur patrimonial. Un crédit mal structuré est un poids durable. Une étape majeure pour Avenirfi J’entre dans la phase finale de ma formation de Conseiller en Investissements Financiers (CIF) . Très prochainement, cela me permettra de vous proposer : Un audit patrimonial global, Une allocation cohérente entre crédit, assurance et placements, Un suivi structuré et encadré, De nouvelles solutions financières, toujours dans votre intérêt. Ce n’est pas un changement de cap. C’est une montée en puissance. Depuis le début, mon engagement reste le même : Indépendance. Clarté. Exigence. Protection de vos intérêts. Le statut CIF va simplement me permettre d’aller plus loin pour vous. Merci pour votre confiance constante, vos recommandations et votre fidélité. Avenirfi évolue. Mes compétences évoluent. Mais mes valeurs restent identiques. Mars marquera une nouvelle étape importante. Je vous en parle très bientôt..
par Jean-Charles Andre 18 février 2026
Longtemps perçu comme une démarche lourde et risquée, le changement de banque est aujourd’hui bien plus simple qu’il n’y paraît. En 2026, la question n’est plus technique, mais stratégique. 🔄 La mobilité bancaire a tout changé Grâce au service de mobilité bancaire, la nouvelle banque peut, avec un simple mandat signé : transférer les virements et prélèvements récurrents, informer les organismes concernés, et même clôturer l’ancien compte. Le dispositif est gratuit et encadré, avec un délai maximal de 22 jours ouvrés. Salaires, impôts, abonnements ou factures sont généralement pris en charge automatiquement. La lourdeur administrative appartient donc largement au passé. 🧭 Ce qui demande encore de l’attention La vraie vigilance concerne les produits annexes : Les livrets réglementés doivent être clôturés avant d’être rouverts ailleurs. Les PEA ou comptes-titres peuvent être transférés, parfois avec frais. L’assurance vie ne se transfère pas vers un autre assureur : il faut arbitrer entre conserver l’ancien contrat ou en ouvrir un nouveau. En présence d’un crédit immobilier, certaines clauses (domiciliation des revenus, conditions tarifaires) doivent également être analysées avant toute décision. 🎯 Un choix stratégique plus qu’administratif Aujourd’hui, changer de banque consiste surtout à comparer : les frais, les conditions de crédit, la qualité du service client, les solutions d’assurance emprunteur et de prévoyance proposées. C’est souvent l’occasion de revoir l’ensemble de son organisation financière. Le Cabinet Avenirfi , expert en courtage en assurances de personnes et en crédits immobiliers, accompagne ses clients dans cette réflexion globale. Grâce à un réseau de banques traditionnelles, d’établissements spécialisés, de sociétés d’assurance vie et d’institutions de prévoyance, l’objectif est d’optimiser à la fois le financement et la protection. Changer de banque n’est plus un parcours du combattant. C’est une opportunité à saisir, à condition d’être bien conseillé.
par Jean-Charles Andre 10 février 2026
🎢 Une correction brutale sans cause unique Début février 2026, le marché des cryptomonnaies a été secoué par une baisse violente : Bitcoin est passé de plus de 88 000 $ à près de 60 000 $ en quelques jours. Contrairement aux krachs précédents, aucun événement unique (comme la faillite d’un exchange) ne semble en être la cause. Il s’agit plutôt d’un faisceau d’indices et de signaux macroéconomiques , qui ont alimenté la peur sur les marchés. 💸 Une revalorisation des attentes économique s La nomination d’un nouveau président à la Fed, Kevin Warsh , perçu comme partisan d’une politique monétaire restrictive, a changé la donne. Les marchés anticipaient une baisse rapide des taux et un retour des liquidités. Ce changement de cap a fait chuter les valeurs tech , ce qui, par effet domino, a aussi pesé sur Bitcoin – souvent assimilé à un actif technologique volatil. 📉 Déclenchement de ventes en cascade Les ETF Bitcoin, largement plébiscités depuis leur lancement, ont connu une sortie massive de capitaux (près de 2 milliards $ en quelques jours). S’y ajoutent des phénomènes amplificateurs bien connus des marchés cryptos : Faible liquidité sur les plateformes Cascades de liquidations forcées liées aux effets de levier Ventes de panique des investisseurs institutionnels 🛡️ Même les valeurs refuges trinquent L’or et l’argent, traditionnellement perçus comme des refuges, ont eux aussi chuté brutalement. Cela alimente la confusion des investisseurs, qui ne savent plus vers quels actifs se tourner pour protéger leur capital. ⛏️ Les mineurs et les fondamentaux en recul La baisse des prix a aussi affecté la rentabilité du minage. Résultat : de nombreux mineurs ont débranché leurs machines , entraînant une chute historique de la puissance du réseau. Cette baisse de la difficulté de minage reflète bien le climat de stress. 📊 Des outils financiers qui amplifient les effets Les options, ETF à effet de levier et autres produits dérivés ont démultiplié l’impact des mouvements de marché. Le volume croissant d’investissements indirects sur Bitcoin via Wall Street accroît la volatilité et peut fragiliser les positions des investisseurs traditionnels en cas de tension. 💥 La peur d’une vente massive par les géants du secteu r Le marché redoute que certains grands détenteurs comme MicroStrategy , en difficulté, soient contraints de vendre pour rembourser leurs dettes. Même s’ils ont démenti toute urgence à vendre, le simple doute suffit à alimenter la nervosité des marchés . 🌍 Un contexte géopolitique et économique mondial tendu Hausse des taux au Japon, instabilité géopolitique, rumeurs de faillites de fonds spéculatifs… Le contexte global est particulièrement incertain, ce qui n’aide pas les actifs à risque. 🔁 Le retour du cycle ? Enfin, certains observateurs y voient un retour aux cycles traditionnels du Bitcoin : après un pic haussier, une chute brutale serait « normale » à ce stade. Même si cette fois-ci, le cycle a été perturbé (hausse avant le halving, faible impact sur les altcoins), l’histoire semble se répéter. 📌 À retenir : Cette correction spectaculaire est le fruit d’un stress généralisé , pas d’un dysfonctionnement structurel du réseau Bitcoin. Il continue d’émettre des blocs toutes les 10 minutes et d’assurer les mêmes services qu’à 125 000 $. Mais la panique, les effets de levier et le poids croissant des institutions dans le marché le rendent plus vulnérable à ce type de secousse. 💡 Et en lien avec les missions d’Avenirfi ? Chez Avenirfi , nous accompagnons les particuliers dans leur gestion financière globale, en expliquant les dynamiques de marché sans pour autant donner de conseil en investissement. Comprendre ce qui fait bouger Bitcoin ou d’autres actifs à fort risque permet de mieux structurer votre stratégie patrimoniale, de préserver votre budget et de diversifier vos placements de manière responsable. ⚠️ Ce contenu n’est pas un conseil en investissement. Il vise uniquement à informer. Toute décision vous revient, après vérification personnelle de votre situation. Avenirfi décline toute responsabilité.
par Jean-Charles Andre 31 janvier 2026
📆 J’ai attendu le dernier jour du mois de janvier pour vous présenter mes vœux afin que ce message marque vraiment le passage vers une année qui promet d’être déterminante . ✨ Mes meilleurs vœux pour 2026 ! Que la santé ne faiblisse, Que la paix s’établisse, Que l’amour grandisse, Que vos projets s’accomplissent ! Que cette année soit riche en opportunités, réussites et projets inspirants, tant sur le plan professionnel que personnel. 🔍 2026 : l’heure des choix 2026 s’ouvre avec une énergie particulière : lucide, déterminée, exigeante. Ce sera une année qui compte pour toutes celles et ceux qui décident d’avancer, de s’engager, de prendre position. Le contexte, nous le connaissons, est imparfait, parfois instable, souvent bruyant. L’actualité politique s’agite, les annonces se succèdent, les promesses aussi. Pourtant, derrière ce tumulte, un retour aux fondamentaux se dessine. L’inflation montre des signes de stabilisation, certains marchés immobiliers reprennent de la couleur, les banques continuent d’accompagner les projets de vie, et les Français restent désireux d’accéder à la propriété . Ces fondamentaux - analyse, conseil, pédagogie, accompagnement sur mesure - sont l’essence même de mon métier de courtier. Et ils sont plus essentiels que jamais en 2026. 📈 L’invisible devient visible : une crise de confiance et de modèle Les signaux sont partout et se sont intensifiés en janvier 2026 : Les États‑Unis ont mené une opération militaire majeure au Venezuela , entraînant la capture du président en place, avec des réactions diplomatiques contrastées et des divisions au Conseil de sécurité de l’ONU. Au Forum économique mondial de Davos , les discussions ont été marquées par des tensions géopolitiques, des réorientations stratégiques et des remises en question des alliances traditionnelles. En Iran , des semaines de violences internes et de fortes tensions entre le régime et la population ont mis en lumière une situation économique et politique déjà fragilisée, avec des réactions internationales contrastées. Le Japon , à son tour, réévalue ses relations stratégiques dans un contexte d’incertitude géopolitique durable. Autant d’éléments qui montrent que les événements ne sont pas isolés, mais s’inscrivent dans une dynamique globale de perte de confiance dans les institutions, de reconfiguration des alliances et de fragilisation des modèles traditionnels . 💡 Le système financier en question Ces dernières semaines, les marchés ont livré des signaux puissants : Une chute massive et simultanée des cours de l’or et de l’argent, des actifs historiquement considérés comme refuges, a mis en lumière une fragilité inédite du système des contrats papier , où les métaux précieux ne sont pas toujours soutenus par des stocks physiques suffisants. 👉 Cela signifie que ce n’est peut‑être pas un simple accident de marché, mais plutôt un avertissement sur la vulnérabilité du modèle financier actuel . Dans ce contexte, l’or et les métaux précieux ne reprennent pas seulement de la valeur parce qu’ils sont rares : ils réaffirment leur rôle comme actifs tangibles dans un monde instable , ce qui n’a jamais été aussi pertinent. Parallèlement, le Bitcoin, bien que volatile, a mieux résisté que l’or dans certains épisodes, soulignant une perte relative de confiance dans les actifs traditionnels , notamment dans les systèmes basés sur des promesses plutôt que sur du tangible réel. 🧠 Regard cyclique : fin d’un monde, début d’un autre Depuis longtemps, des voix comme celle de Ray Dalio anticipent que nous sommes à la fin d’un cycle monétaire et social majeur . Le système économique mondial né de l’après‑Seconde Guerre mondiale (Bretton Woods) est désormais en phase terminale. Les déséquilibres structurels : dette, inégalités, polarisation politique, perte de légitimité des institutions, convergent vers une phase de transition profonde , que certains appellent le Fourth Turning . Ce n’est pas une crise passagère. C’est une période de transformation historique , où les anciens repères s’estompent, où l’incertain devient la norme, et où ceux qui anticipent se donnent les moyens de traverser les turbulences avec sérénité. 📌 2026 : la prévoyance comme état d’esprit Dans ce contexte, la prévoyance n’est plus une option, c’est une discipline . Ce n’est pas seulement souscrire à une assurance, c’est anticiper, structurer, comprendre et protéger vos ressources, vos proches, vos projets. La prévoyance devient une hygiène de vie financière et humaine : anticiper pour ne pas subir, structurer ses ressources, protéger sa famille, comprendre les rouages d’un système en mutation. 🤝 Mon engagement pour vous en 2026 Depuis la création du Cabinet Avenirfi , j’ai accompagné des centaines de familles dans : la construction de leur patrimoine immobilier, la sécurisation de leurs projets par des solutions de prévoyance adaptées, la protection de leurs revenus et de leur avenir. Mais force est de constater que beaucoup de relations s’arrêtaient après la signature d’un contrat . 👉 Cela va changer. En 2026, j’ai commencé ma formation pour devenir Conseiller en Investissements Financiers (CIF) , afin d’ approfondir mon accompagnement , et surtout de rester à vos côtés sur le long terme : une vision globale de votre situation patrimoniale , un suivi annuel personnalisé , des solutions concrètes pour votre épargne retraite, vos revenus, votre couverture santé et votre protection financière au sens large. Mon objectif est clair : vous aider à traverser les cycles et les crises avec discernement, cohérence… et maîtrise de vos choix . 🎯 2026 : la confiance se construit ensemble L’année commence avec une certitude : la confiance se construit ensemble (le fameux slogan " Construisons ensemble votre avenir financier " est plus que d'actualité) ! Merci à vous , clients et partenaires, pour votre confiance, vos messages, vos retours et votre fidélité. Merci pour ces belles années à avancer côte à côte. Plus que jamais, je m’engage à vous proposer des solutions d’assurance de personnes accessibles, fiables et adaptées à votre réalité, pour vous accompagner concrètement dans votre quotidien et dans tous les moments clés de votre vie. ✨ Très belle année 2026 : que ce soit une année de santé, de réussite… et de performance pour vos investissements. Toutes les informations fournies dans cet article ne constituent pas un conseil en investissement, juridique, fiscal ou de toute autre nature. Elles sont uniquement à but informatif et nécessitent votre propre analyse et validation.
par Jean-Charles Andre 15 janvier 2026
🔁 Un pont entre finance traditionnelle et technologies blockchain est en train de se consolider. La récente expérimentation conjointe entre Société Générale Forge (SG-Forge) et SWIFT marque une avancée importante dans l’intégration des crypto-actifs au sein de l’univers bancaire traditionnel. Décryptage. 🏦 Ce qui s’est passé : un test inédit sur le réseau SWIFT SG-Forge, la filiale crypto de Société Générale, a réalisé un transfert d’obligation tokenisée sur la blockchain Ethereum , en utilisant son propre stablecoin euro — l’EURCV (Euro CoinVertible) — comme moyen de paiement . L’opération s’est faite dans le cadre d’un test mené avec SWIFT, le réseau de messagerie financière interbancaire utilisé par des milliers d’institutions à travers le monde. Cette initiative montre qu’il est techniquement possible d'intégrer des actifs numériques dans les flux financiers traditionnels , ouvrant la voie à de nouvelles formes de règlement pour les titres financiers. 💶 Quel stablecoin a été utilisé ? Le stablecoin EURCV , émis par SG-Forge depuis 2023, est adossé à l’euro et conçu pour être compatible avec les régulations européennes , notamment le règlement MiCA (Markets in Crypto-Assets). Sa stabilité est assurée par une réserve équivalente en euros, permettant de garantir la parité 1:1 tout en profitant des avantages de la blockchain : rapidité, traçabilité, transparence. 🌉 Pourquoi c’est significatif pour l’écosystème financier Cette collaboration entre SG-Forge et SWIFT n’a rien d’anecdotique. Elle illustre une stratégie ambitieuse : rapprocher la finance institutionnelle des technologies blockchain , en sécurisant les échanges via des solutions réglementées. L’objectif ? Offrir aux établissements financiers européens un cadre de confiance pour exploiter les actifs numériques et les intégrer dans leur quotidien opérationnel. Cela marque un tournant dans l’approche des banques traditionnelles, longtemps prudentes vis-à-vis des crypto-actifs. 🚀 SG-Forge face à des géants… mais avec des atouts Sur le marché des stablecoins, SG-Forge reste encore un acteur de taille modeste : 63 millions $ d'encours pour l’EURCV 29 millions $ pour l’USDCV (stablecoin dollar de Forge) Contre 300 millions $ pour l’EURC de Circle Et 74 milliards $ pour l’USDC de Circle, soit 2500 fois plus que l’USDCV de Forge Pour autant, SG-Forge ambitionne de devenir l’émetteur de stablecoin euro de référence en Europe . Une ambition rendue possible par : Son ancrage dans un grand groupe bancaire (Société Générale) Sa conformité réglementaire via MiCA Sa stratégie de connexion avec les systèmes traditionnels (comme SWIFT) 🔍 Une adoption freinée par la concurrence intra-bancaire Un frein majeur à l’essor des stablecoins bancaires est le manque de collaboration entre les banques elles-mêmes . Il est peu probable qu’une banque propose à ses clients d’utiliser le stablecoin émis par une autre banque concurrente. C’est pourquoi des projets de stablecoins portés par des consortiums bancaires pourraient représenter une solution d’avenir. BNP, ING et d’autres institutions commencent à s’y intéresser. Une mutualisation des moyens serait un levier puissant pour atteindre une masse critique et permettre l’adoption à grande échelle. 🧠 Vers une nouvelle ère des paiements numériques en Europe ? Aux États-Unis, les émetteurs de stablecoins sont parmi les principaux acheteurs de dette souveraine , participant activement au financement de l’État. En Europe, ce n’est pas encore le cas. Les stablecoins euro sont souvent adossés à des réserves en cash, peu productives. Pourquoi cette inertie ? Une taille encore trop réduite du marché Une aversion au risque de certaines institutions Un manque de stratégie commune au niveau européen Pour que cela change, il faut une volonté politique et économique forte . C’est peut-être en train de naître : Emmanuel Macron a récemment appelé au développement des stablecoins euro , aux côtés du projet d’euro numérique porté par la BCE. 💼 Quel lien avec les services d’Avenirfi ? Chez Avenirfi , nous suivons de près ces évolutions car elles annoncent une mutation progressive de la finance , impactant potentiellement les modes de gestion budgétaire, les produits d’épargne et les outils de règlement. Même si nous ne sommes pas Conseiller en Investissement Financier , notre expertise en gestion financière, en courtage en assurance et en crédit immobilier nous permet d’accompagner nos clients dans un monde en transformation. Anticiper ces bouleversements, c’est aussi garantir des choix plus éclairés demain.
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